L’argent ne fait pas le bonheur. La frugalité permet de l’approcher. Voici la promesse du livre Your money or your life de Vicki Robin et Joe Dominguez. Avec à la clé l’indépendance financière.

De la frugalité

Pour les auteurs, la frugalité (ou simplicité) est le meilleur moyen d’atteindre l’indépendance financière, stade où l’individu vit uniquement de revenus passifs (dividendes, loyers, rentes…) et non de revenus du travail. Afin d’y parvenir, ils proposent une série d’exercices pour modifier notre relation avec l’argent, souvent héritée de nos parents. En effet, si vos parents vous ont inculqués des valeurs d’épargne (« un sou est un sou ») et des valeurs de travail (« on ne réussit qu’à la sueur de son front »), il y a une forte probabilité que vos croyances actuelles soient conformes à ces deux valeurs (et vous pensez certainement qu’épargner et travailler sont indisociables et nécessaires pour s’enrichir). A l’inverse, si vos parents étaient endettés (« la vie est courte, il faut en profiter ») et ont eu le besoin d’avoir un certain statut social (beaux vêtements, belle voiture, belle maison…), il y a de fortes chances pour que vous ne rouliez pas aujourd’hui dans une Twingo…

Si les valeurs parentales sont primordiales dans l’enrichissement personnel d’un individu, les auteurs n’en sont pas pour autant déterministes. Ils vous proposent en effet de calculer une « lifetime earnings » (= recettes – dépenses de toute votre vie) afin de voir si le solde est débiteur ou créditeur. Si le bilan est négatif, la méthode des auteurs est simple : « tracker » vos dépenses pour savoir où va votre argent. Travail long et fastidieux mais nécessaire pour comprendre votre rapport à l’argent. La frugalité est la dernière étape du processus : elle consiste à faire des choix dans vos dépenses en fonction de vos objectifs de vie. Pour les auteurs, être frugal ne veut pas dire être radin. Etre frugal, c’est choisir de dépenser selon vos besoins, en étant responsable de la planète.

7 façons d’être frugal

Vos postes de dépense se ressemblent : transport, santé, assurances, maison, nourriture, vacances, vêtements… Ce qui change, ce sont les choix que vous faites.

Pour les auteurs, beaucoup de gens ne connaissent pas leurs dépenses sur un mois. Encore moins sur un an ou sur une vie. Commencer à gérer ses dépenses permet de faire un constat parfois difficile : nos dépenses ne correspondent pas toujours à ce que nous voulons faire de notre vie et nous rendent malheureux. Pourquoi avoir acheté cette chemise alors que vous en avez déjà sept ? Pourquoi ne pas avoir renégocié votre contrat d’assurance plus tôt, vous auriez ainsi pu partir en vacances une semaine de plus ? Pourquoi est-ce que vous continuez à fumer et à prendre votre voiture pour aller chercher le pain ? Questions dérangeantes, mais la frugalité est à ce prix.

Conclusion

Your money or your life ne plaira pas à tout le monde. Vicki Rabin et Joe Dominguez y prônent le contrôle de soi et une certaine forme de responsabilité, la frugalité. Pour notre bien et celui de la planète, arrêtons de consommer pour toujours avoir plus, mais au contraire consommons pour nous rendre heureux. Certes, la méthode est extrême, mais le résultat est là : être frugal permet de s’enrichir, et pas toujours sous la contrainte. Il ne s’agit pas choisir entre l’argent et la vie (Your money or your life), mais bien de choisir ce qui est le mieux pour soi. Car la vie peut être à la fois heureuse et riche.

Référence du livre :

Pour aller plus loin :


Par Sébastien Fouqueteau, le mardi 10 janvier 2012

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