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On writing well de William Zinsser

On writing well

Sébastien Fouqueteau | 19-12-2011

Bien écrire n’est pas chose facile. Il y a en effet autant de façons d’écrire que d’individus. L’objectif de William Zinsser dans son livre On writing well est donc risqué : proposer des principes généraux et une méthode pour bien écrire. Je vous propose de synthétiser son propos en 5 points clés.

1. « Less is more » ou la simplicité dans le texte

La bonne attitude du rédacteur est de rechercher la simplicité : moins de mots, moins de jargon, moins d’ennui. Pour William Zinsser, on n’écrit pas pour les autres, mais pour soi. Les lecteurs et les éditeurs ne savent pas ce qu’ils veulent lire, alors pas de complexe, le rédacteur doit être lui-même (« be yourself ») et doit penser « je » quand il écrit. Cette attitude peut sembler égoïste, mais elle amène au contraire le rédacteur à se concentrer sur l’essentiel : comprendre et aimer ce qu’il écrit. Cette première étape franchie, vous augmentez vos chances d’être lu et surtout d’être reconnu comme un bon rédacteur.

2. « Think unity » : 1 pronom + 1 temps + 1 ton

« Si je vous demandais de nous écrire un texte, on s’comprend, non ? ». Voici un exemple de phrase à ne pas suivre : plusieurs pronoms, plusieurs temps, plusieurs tons. Bien écrire oblige à avoir de la rigueur, de l’unité. La règle est la suivante :

  • 1 pronom (ex. : « je » pour cet article)
  • 1 temps (ex. : le présent pour donner de l’action)
  • 1 ton (ex. : un style sérieux de consultant)

3. « Focus on… » : zoom sur la première et dernière phrase

La première et dernière phrase sont les plus importantes. Que vous écriviez un article, un roman ou un poème, la même règle s’applique. Dans le cas d’un article, concentrez-vous sur :

  • la première phrase de l’article (ex. : « Bien écrire n’est pas chose facile »)
  • la dernière phrase de chaque paragraphe (ex. : « …vous augmentez vos chances d’être lu et surtout d’être reconnu comme un bon rédacteur. »)
  • la dernière phrase de l’article (ex. : « A bon lecteur, salut ! »)

Chaque paragraphe doit « amplifier » le message du précédent. Le rédacteur doit tenir en haleine son lecteur, jusqu’à la dernière phrase.

4. « Think short » : des mots, phrases et paragraphes courts

Des mots courts dans une phrase courte dans un paragraphe court simplifient la rédaction et la lecture. Pas besoin d’utiliser beaucoup d’adverbes ou d’adjectifs : la plupart ne sont pas nécessaires pour comprendre votre message. Faites court et utilisez de préférence :

  • des verbes actifs
  • des mots courts
  • des phrases courtes
  • des paragraphes courts

J’insiste sur ce point comme le fait William Zinsser dans son livre.
« Less is more », n’oubliez pas.

5. « Rewrite » : un bon rédacteur réécrit toujours son texte

La réécriture est l’essence de l’écriture. Bien écrire ne vient pas naturellement : un bon rédacteur lit et écrit beaucoup. Et surtout : il réécrit en permanence, cherchant toujours à simplifier son texte. Alors vous aussi, devenez ce bon rédacteur : lisez et réécrivez vos textes en cherchant à chaque fois la simplicité. Telle est la voie du succès !

Conclusion

On writing well est un livre exigeant et nécessite plusieurs lectures pour s’approprier la méthode de « bonne écriture » que nous fait partager son auteur. Il s’adresse à tous les rédacteurs, du blogueur à l’écrivain. Mais j’entends déjà l’élite culturelle française me rétorquer qu’on ne s’improvise pas Proust ou Beaudelaire avec un livre de méthodes. Permettez-moi de vous contredire : les grands écrivains appliquent (eux aussi) un certain nombre de ces principes. Il suffit de voir les manuscrits de Marcel Proust ou Charles Beaudelaire pour juger sur pièces. A bon lecteur, salut !

Découvrez un extrait du livre :

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Sébastien Fouqueteau

CEO & fondateur de MixCity Interactive. Je travaille dans le secteur du marketing digital depuis plus de 15 ans.

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