Qu’est-ce qu’une conversation cruciale ? Selon les 4 fondateurs de la société de training managérial VitalSmarts, il s’agit d’une « discussion entre plusieurs personnes qui se caractérise par des enjeux importants, des opinions opposées et des émotions fortes ». Dire à son patron ce que l’on pense de sa façon d’être, critiquer le travail d’un collègue ou encore mettre fin à une relation amoureuse en sont quelques exemples. Comment s’exprimer habilement quand les enjeux sont de taille ? Le livre Conversations cruciales tente de nous apprendre quelques techniques.

Clarifier ce que je veux, ce que je ne veux pas

Avant tout, une conversation cruciale se prépare. Partir « la fleur au fusil » demander une augmentation à son patron se soldera très certainement par une fin de non recevoir. Afin d’éviter toutes déconvenues, vous devez clarifier ce que vous voulez avant de vous engager dans des conversations cruciales. A savoir :

Tout aussi important, définir ce que vous ne voulez pas vous aidera à préciser votre demande (ex. : je ne tiens pas à ternir la bonne relation que j’ai avec mon manager).

Créer un but commun

Lorsque deux personnes se lancent dans des conversations cruciales, elles font naitre chez elles des émotions qui, bien souvent lorsqu’elles ne sont pas maitrisées, « filtrent » et « polluent » le dialogue. La tension monte, les 2 acteurs se renferment dans le silence ou la violence. Pour éviter ce genre de situation, les auteurs du livre proposent de créer une zone de sécurité dès le début de la conversation cruciale de la manière suivante :

Bien introduire une conversation cruciale conditionne la qualité du dialogue et la réussite d’obtenir ce que vous voulez.

Observer et corriger ses émotions négatives

Lorsque deux personnes sont lancées dans des conversations cruciales, elles oublient souvent de s’observer et d’observer l’autre. Résultat : les émotions font surface, s’emparent de leurs cerveaux et elles n’écoutent plus. Parfois, elles entrent dans le silence ou la violence :

Pour réussir une conversation cruciale, il est donc important de s’observer, d’observer l’autre et d’identifier les attitudes négatives. Par exemple :

Si on ne peut corriger l’attitude de l’autre, on peut corriger la sienne car on est responsable de la naissance de ses émotions. Respirer, se calmer et tenter de retrouver le chemin du dialogue rééquilibrera l’échange. Valider les points d’accord en cours de conversation également. Et continuer à avancer vers le but commun défini au départ favorisera une conversation cruciale réussie.

Conclusion

Savoir ce que l’on veut, s’écouter et écouter l’autre sont des basiques de la communication et du développement personnel. Si le livre Conversations cruciales est facile à lire, il est à mon goût trop théorique. Des exemples sont cités, mais il manque des cas pratiques. Je ne nie pas l’effort des 4 auteurs de nous faire prendre conscience de l’importance des conversations cruciales dans nos vies, mais mettre en pratique leurs idées demandera bien plus qu’un livre.

Référence du livre :

Pour aller plus loin :


Par Sébastien Fouqueteau, le mardi 6 septembre 2011

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